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Une paroisse, deux églises


Le bien reste le bien même si personne ne le fait; le mal reste le mal même si tout le monde le fait.

— Saint Augustin de Hippone

 
La vie de la Paroisse

LA GUIGNOLÉE S'EN VIENT !

Dimanche 9 Décembre de 11h à 15h30 , salle St-Louis.

Liturgie

Célébration du baptême des petits enfants au mois de Septembre 2018.

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Lancement de l'année pastorale

Dimanche 23 septembre 2018

11h00 Église St-Gilles

Venez en famille!

Liturgie

Les nouveaux baptisés dans la Paroisse au mois d'août 2018.

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Parcours de catéchèse d'initiation à la foi chrétienne dans la Paroisse. Au cours de route, préparer la célébration de sacrements d'Initiation: le baptême, le pardon, l'eucharistie (communion) et la confirmation.


 

LE MOT POUR LA SEMAINE

 

 

 

11 novembre

Marc 12, 38-44 :

32e dimanche du temps ordinaire (Année B)

Aujourd’hui nous retrouvons Jésus, assis dans le temple, regardant --nous dit le texte-- comment la foule mettait de l'argent...

Il est révélateur que Marc ait choisi cet épisode de l'offrande de la veuve pour terminer l'enseignement et la vie publique de Jésus. Symboliquement, par son don, la veuve de l'évangile offre bien plus que ce qu'elle a, elle offre son manque, sa vulnérabilité. Elle donne ce qu'elle est, tout simplement. En effet, cette veuve offre sa pauvreté et son manque. Elle ne met pas son superflu, son surplus, mais elle offre littéralement ce qu'il y a en bas, ses zones d'ombres, ce qu'il y a au fond d'elle-même. Le mot grec utilisé pour signifier d'où vient le don de la veuve est le mot ysteriseos, qui signifie ce qui est en bas, ses tripes, son ventre. La veuve qui met deux pièces dans le trésor, c'est comme si elle vivait un déplacement et qu'elle se dépossédait de la seule part d'égoïsme qui lui restait encore.

En effet, le centre de gravité pour un être humain est toujours son ventre, à hauteur du nombril, de son appétit. Mais lorsque nos fragilités et nos faims sont déposées, notre cœur est plus léger à offrir et voilà que nous devenons féconds. La part de peur et de fragilité au fond de nous, quand elle est déposée, nous libère et nous tire vers le haut.

Quant à nous, l'enjeu n'est pas simplement ce que nous donnons, mais plus profondément, comment nous donnons notre vie, comment nous offrons ce qui est au fond de nous et ce que nous fait vivre? C'est en effet en se débarrassant de ce qui nous tire vers le bas que nous pouvons vivre, que nous pouvons nous libérer non pas de nous-mêmes mais de ce qui nous empêche d'avancer.

Et comme pour tout don véritable ou toute décision difficile à prendre, il s'agit de trancher, de quitter le centre de gravité de notre ventre, pour rejoindre le cœur de l'être aimé et de notre prochain. Ce mouvement d'amour et de don ne peut jamais venir d'une fausse culpabilité, mais de la simple prise de conscience que c'est en se donnant que l'on se retrouve soi-même. Car c'est lorsque nous sommes émus aux entrailles que nous parvenons à donner ce que nous sommes essentiellement. C'est cela donner sa vie, c'est cela aussi aimer. Aimer quelqu'un, s'engager envers lui, partager des moments de vérité avec un être cher, ce n'est pas jouer et donner son superflu, la périphérie de son être, ses bons côtés ou ses sourires. Donner sa vie, c'est se donner tout entier, sans fard ni masque, avec ses manques et donc sa pauvreté.

Donner sa vie, c'est donc donner ses échecs et ses défauts, offrir ses deuils non cicatrisés, son passé blessé, car nous sommes toutes et tous des êtres de désir et de rêves non comblés. Mais nous sommes invités à déposer tout cela... pour vivre.

Le paradoxe du don de la vie est total. En effet, donner sa vie, c'est donner non pas ce qu'on a, mais paradoxalement ce qui ne nous appartient ultimement pas, la vie. C'est cela le don de la vie. Donner son être, comme le ventre d'une mère donne la vie, c'est découvrir que le miracle de la vie ne nous appartient pas.

Alors, ne nous enfermons pas dans notre superflu, mais retrouvons l'essentiel, pour nous donner totalement dans ce que nous sommes. Car si le superflu est parfois facile et éphémère, le don de ce que nous sommes coûte, mais il est un don véritable, au goût d'éternité.

4 novembre

31e dimanche du temps ordinaire B

Au terme de son long voyage, Jésus est enfin entré dans Jérusalem sous les vivats de la foule (et que nous célébrerons à la fête du Christ-Roi dans quelques semaines). Il s'est rendu au temple et en a chassé les vendeurs. Toute la ville se prépare à célébrer la Pâque et des caravanes amènent un flux incessant de pèlerins. La tension monte : doit-on s'attendre à une imminente révolution ? Sur l'esplanade du temple où il enseigne la foule, Jésus est successivement abordé par les différentes catégories des autorités religieuses. Prêtres, sadducéens, pharisiens le harcèlent de questions insidieuses en vue de le prendre en délit de viol de la Loi. Aujourd'hui nous écoutons le dernier interrogatoire, provoqué par un scribe qui ne semble pas du tout adversaire de Jésus

La réponse de Jésus à la question du scribe : « Quel est le premier de tous les commandements? », fait référence au passage du livre du Deutéronome (6,5) et elle revêt en effet une valeur centrale, car il s’agit de la confession solennelle de la foi que tout Israélite doit prononcer chaque jour de sa vie, au coucher et au lever (obligation encore en vigueur aujourd’hui).

Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

Aimer le Seigneur n’est pas un ordre arbitraire, un commandement sans explication : l’amour pour Dieu est une réponse à l’Alliance que Dieu a conclue avec Israël. La vie du peuple dépend donc de cette réponse, car le péché sera toujours d’oublier les bienfaits de Dieu pour eux et de ne plus observer sa Loi.

C’est important à noter que l’expression "Tu aimeras" est au futur : c'est dire qu'il s'agit d'un appel, d'une voie où l'on s'engage, où l'on est conduit à progresser pour aimer non un peu, de temps en temps, mais de façon radicale :

  • De tout ton cœur : ce qui désigne la personne elle-même.
  • De toute ton âme : ce qui veut dire la vie : tu devras aimer ce Dieu même s'il faut, un jour, mourir pour lui.
  • De tout ton esprit : c'est-à-dire avec ton intelligence, ta raison, ta pensée.
  • De toute ta force : donc en utilisant tout ce qui est en ton pouvoir : tes biens, tes propriétés, tes pouvoirs, ton temps, tes talents, tout ce dont tu disposes.

L'amour intégral du Dieu unique unifie l'homme, le sauve de l'idolâtrie qui le fractionne, le disperse, le déchire.

A ce 1er commandement, Jésus joint immédiatement un second, pris dans le Livre du Lévitique (19, 15). L'amour pour le Dieu transcendant est premier mais il doit s'accompagner de l'amour de l'homme : les deux dimensions sont inséparables. " Aimer Dieu seul" pourrait nous faire évader dans une piété évanescente et stérile ; "aimer le prochain seul" nous enfermerait dans une idéologie humanitaire, souvent sélective et vite limitée. Tu dois voir l'autre comme "une image de Dieu" au même titre que tu l'es toi-même - donc vivre avec lui la même relation que tu te portes, lui faire ce que tu voudrais que l'on te fasse, (ce qui sous-entend qu'il faut s'aimer soi-même - ce qui n'est pas évident !)

Le scribe marque son accord complet avec Jésus et précise même que cet amour, de cœur et en actes, a une telle préséance qu'il sera toujours supérieur aux sacrifices d'animaux et aux plus admirables liturgies célébrées au temple. Dieu le disait par le prophète Osée : " C'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices" (6, 6).

Le scribe a une juste interprétation des Écritures...mais il n'est pas "dans le Royaume" : il demeure sous l'ancien régime ("Dieu donne des lois, l'homme doit les pratiquer"). Comme quoi il ne suffit pas de connaître la lettre des commandements...et son catéchisme !

Et nous, en restons-nous à une Église d’observances (« qu’est-ce qu’il faut faire? ») ou, bouleversés par l’amour fou du Christ et poussés par le souffle de son Esprit, nous nous donnons-nous à un amour total?...

Raphaël Deviellers, op

28 octobre

30e dimanche du temps ordinaire B

Nous partageons la réflexion du frère dominicain Daniel Cadrin, o.p. qui nous invite à réfléchir à propos de l’histoire évangélique de l’aveugle Bartimée, qui porte le titre : « Se lever, voir et marcher », prise du site de l’Office de Catéchèse du Québec.

La guérison de l’aveugle Bartimée nous montre une vie transformée. Au début, Bartimée ne voit pas. En plus, il est assis au bord du chemin, il n’est même pas sur le chemin, et il mendie. À la fin, non seulement il voit, mais aussi il est sur le chemin et il marche à la suite de Jésus. Il est devenu un disciple. Entre le début et la fin de ce parcours, Bartimée a vécu une expérience de conversion, une transformation, qui comprend plusieurs étapes. C’est vraiment un itinéraire spirituel qui peut ressembler aux nôtres, sur nos propres chemins.

D’abord, quand il est assis au bord du chemin, même s’il ne voit pas et ne bouge pas, Bartimée fait déjà quelque chose : il crie, il implore. Au moins, il peut faire cela. Il y a déjà en lui une quête et un intérêt pour Jésus; il fait appel à sa compassion. Mais sa quête de guérison rencontre des obstacles : beaucoup le rabrouent pour qu’il se taise. Devant cette adversité, il ne se laisse pas arrêter, il continue de crier, il insiste. Son désir le pousse du dedans, malgré le mur de silence que certains veulent bâtir entre lui et Jésus.

Son effort, finalement, n’est pas vain. Jésus l’entend et demande aux gens de l’appeler. Alors, ces gens lui disent : « Aie confiance, lève-toi, Jésus t’appelle. » Cela est magnifique et dit bien que, pour aller à Jésus, nous avons besoin que d’autres nous invitent à la confiance et nous soutiennent. Notre propre force ne suffit pas. Nous avons besoin que des gens nous disent : « Jésus a entendu ton cri, il s’intéresse à toi. Ne reste pas assis, passif et résigné à ta petite vie; reprends confiance, tiens-toi debout, tu n’es pas abandonné. » Jésus passe par ces relais, ces médiateurs, pour venir nous toucher. De même, à notre tour, nous pouvons devenir pour d’autres ces voix qui les appellent à se lever, à sortir de leur aveuglement et de leur défaitisme.

Mais il ne suffit pas d’entendre cet appel. Il faut ensuite agir nous-mêmes, faire notre part. C’est ce que fait Bartimée : il se lève avec élan et va vers Jésus. Personne ne peut faire à notre place ce geste décisif de nous lever pour aller vers Jésus. L’énergie est revenue, Bartimée bondit, ou plutôt rebondit. Il est en mouvement. Mais il a fallu les étapes qui précédent pour qu’il ose enfin bouger les pieds et se mettre sur le chemin d’une vie nouvelle.

Puis vient le moment de la rencontre personnelle entre Jésus et Bartimée, avec son dialogue et sa guérison, où confiance, salut et transformation du regard sont liés. « Ta foi t’a sauvé » : ta confiance t’a rendu libre, elle t’a remis debout. Et Jésus appelle à nouveau Bartimée, mais, cette fois, pour un envoi : « Va. » Maintenant, regarde et marche par toi-même, poursuis ta route qui ne fait que commencer. Après ce moment de rencontre, Bartimée voit : ce sont les yeux de la foi qui se sont ouverts à la suite de cette démarche et, maintenant, il peut suivre Jésus sur le chemin, celui de la mission, celui qui mène à Jérusalem et à la pâque.

L’histoire de Bartimée est aussi celle de tant de gens. Et c’est la nôtre, sur nos chemins, où que nous soyons rendus. Nous pouvons nous retrouver à l’une ou l’autre étape du parcours, criant au bord du chemin ou bondissant vers Jésus. Nous ne sommes jamais en dehors du récit et de son itinéraire, appelés à nous lever, à voir et à marcher.

Questions pour la réflexion :

En quoi est-ce que je reconnais mon propre itinéraire dans ce parcours et ses diverses étapes?

À qui pourrais-je dire à mon tour : « Aie confiance, lève-toi. Jésus t’appelle »?

Bon dimanche et bonne semaine!

21 octobre

Avec les jeunes, portons l’Évangile à tous!

 Chers jeunes, avec vous je désire réfléchir sur la mission que Jésus nous a confiée. En m’adressant à vous, j’entends inclure tous les chrétiens, qui vivent dans l’Église l’aventure de leur existence comme enfants de Dieu. Ce qui me pousse à parler à tous, en dialoguant avec vous, c’est la certitude que la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. « La mission renforce la foi » (Lett. Enc. Redemptoris missio, n. 2), a écrit saint Jean-Paul II, un Pape qui a beaucoup aimé les jeunes et leur a manifesté un grand dévouement.

L’occasion du Synode que nous célébrerons à Rome au mois d’octobre prochain, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la foi, ce que le Seigneur Jésus veut vous dire à vous les jeunes et, à travers vous, aux communautés chrétiennes.

La vie est une mission

Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision, nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde » (Exh. ap. Evangelii gaudium, n. 273).

Du Vatican, le 20 mai 2018, Solennité de la Pentecôte. Pape François

14 octobre

APPELÉS PAR AMOUR

 

                                28ème dimanche B :  Aimer les riches

 

Que faire pour avoir la vie? Qui ne se pose pas la question sinon est-ce que la question mérite d'être posée? Nous savons que ce qui meut les hommes,

c'est l'argent, la gloire et les honneurs, le désir de sécurité.

Mais cela fait-il réellement vivre? Ne découvrons-nous pas vite la vanité de ces illusions tout en reconnaissant leur commodité? En effet, nous y tenons et nous nous y accrochons.

Voilà ce que Jésus va dénoncer et répondre progressivement à travers l'histoire du jeune homme riche, non pas en nous promettant la facilité, mais la joie profonde qui naît de l'authentique relation aux êtres et aux choses.

La question de l'argent est de toujours, bien qu'elle se pose de nos jours dans d'autres termes, non plus seulement personnels, mais collectifs, du fait que nous avons plus conscience des mécanismes de la richesse.

Reconnaissons que le problème n'est pas que d'organisation : il est d'abord de changement de mentalité : ne nous faut-il pas avant tout apprendre à voir les choses dans une perspective divine? Ce qui nous permettrait du coup de mettre vraiment l'économie au service de la relation humaine.

Dans cette perspective, nous découvrirons que l'Eucharistie est la vraie richesse qui peut combler l'homme.  Le don qui nous est proposé dans l'Eucharistie est apparemment le plus pauvre, mais savoir en reconnaître la valeur, savoir y découvrir ce qui fait vivre, c'est accéder à la vraie richesse.  C'est entrer enfin dans la perspective de la Sagesse divine, accomplie en Jésus-Christ! Oui, ce qui fait vivre l'homme, c'est la réalité spirituelle résumée en Jésus!

Bon dimanche et bonne semaine!

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

7 octobre

APPELÉS PAR AMOUR

 

                               

27ème dimanche B : Des hommes unis entre eux par l'amour même de Dieu : tel est le sens du monde.

 

 

Au lendemain des élections provinciales réussies, il nous revient de rendre grâce au Seigneur parce que tout s'est déroulé dans la paix. Félicitations aux nouveaux élus et bonne chance dans la lourde tâche qui est la leur. Bravo aussi à tous ceux qui ont fait prévaloir leur droit de vote.

 

La Parole de Dieu nous invite à vivre ensemble. Vivre ensemble! Pas toujours facile me direz-vous! Bien sûr! N'empêche que différentes formes d'attirance nous projettent les uns vers les autres : besoin, attrait charnel, sentiment ....Mais la question est de savoir si cela peut déboucher sur la véritable acceptation de l'autre, dans toute sa différence.  Avouons-le , les amours humains sont transitoires et fragiles, si ils en restent au niveau de la spontanéité.

Ils demandent une grande et longue  maturation, pour que l'être humain puisse s'ouvrir à la perfection de l'amour en aimant avec toujours plus de fidélité l'autre pour lui-même, et non pour soi. C'est pourtant à cette perfection que Dieu nous appelle. Elle est le reflet de l'amour qu'il nous a montré.

Accueillis par  miséricorde à la table du Christ, nous sommes appelés à nous ouvrir aux autres. En effet, en nous ouvrant toujours la table du Royaume, malgré notre indignité, Dieu manifeste la fidélité de l'amour qu'il nous porte. À nous de reconnaître cet appel, de le rendre transparent aux autres par notre façon dont nous serons accueillants.

Dans un m onde qui tend à la division, n'est-ce pas que la  communion qui est un signe de l'amour fidèle de Dieu-  en nous pénétrant de ce même amour- fait de nous des témoins d'unité? Belle entreprise!

 

Bon dimanche et bonne semaine!

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

30 septembre

APPELÉS PAR AMOUR

 

                               

26ème dimanche B : Attention aux pièges de l'argent et du pouvoir.

 

 

 

Ne dit-on pas que ce sont ces trois «oirs» que sont le pouvoir, le savoir et l'avoir qui rendent l'homme orgueilleux ?

En effet, même du temps du Seigneur, plusieurs chrétiens pleins d'enthousiasme se sont mis, à la suite du Christ, avant de se retrouver un jour coupés à la fois de lui et de leurs frères, pour la simple raison qu'ils se sont enfermés dans leur avoir.

Avons-nous réalisé combien  la possession des biens matériels donne si vite un sentiment de sécurité trompeur? On devient insensible aux besoins des autres. Pire, on cesse de percevoir sa propre misère spirituelle.

Il en va de même pour la tentation du pouvoir. Il est tellement grisant de mener les hommes! On se sent « quelqu'un». Cette tentation est pire encore lorsqu'elle prend une forme religieuse. Conduire des groupes au nom de Dieu, n'est-ce pas participer soi-même à l'être divin? Une responsabilité qui devrait être service se transforme en privilège jalousement défendu, au nom du Seigneur.

Sauf que , vu dans ce sens, le Royaume que nous entendons promouvoir n'est plus alors qu'une caricature de l'œuvre divine, une véritable exclusion de rivaux  au lieu d'être un rassemblement dans l'amour.

Comment alors comprendre l'Eucharistie? La participation à l'Eucharistie devient exigence d'humilité. Gardons-nous de faire de ceux qui vont à la messe le groupe des purs. Il s'agit de prendre conscience du scandale que constitue, aux yeux de bien des gens, la contradiction existant entre notre vie religieuse et notre vie journalière. L'Eucharistie du Christ est appel à entrer totalement dans le dynamisme de l'amour, et non signe d'appartenance au groupe des « bons».

Sans cesse, reprenons avec courage le combat contre les pièges de l'argent et du pouvoir!

 

Bon dimanche et bonne semaine!

 

23 septembre

Appelés par amour!  Vous savez peut-être que le pape François a convoqué pour le mois d’octobre prochain un synode des évêques sur les jeunes et les vocations. Je suis heureux de constater que le thème choisi cette année pour le Dimanche de la catéchèse s’inscrit lui aussi dans la foulée de ce rendez-vous ecclésial. En faisant résonner l’appel de l’Évangile aux oreilles de tous les membres de la communauté chrétienne, cette initiative souligne que la vocation missionnaire, pas plus d’ailleurs que la catéchèse, est loin d’être exclusive aux plus jeunes. Bien sûr, ils y participent, et parfois même ils sont capables de nous en indiquer le chemin. Mais l’accueil de l’Évangile en Église, comme dans notre société, est l’invitation primordiale qui est adressée à tous les baptisés. Dans le contexte missionnaire qui est le nôtre aujourd’hui, les défis multiples de la formation à la vie chrétienne consistent à accompagner des personnes de tous âges dans une démarche d’éveil et d’initiation à la foi. Des plus petits jusqu’aux plus grands, tous et toutes, nous sommes «appelés par amour», c’est-à-dire par l’amour même que Dieu nous porte, à marcher sur les chemins de l’Évangile. Les premières communautés chrétiennes ont été, elles aussi, appelées par amour, comme on peut le lire dans la première épître de Jean: « Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu » (1 Jean 4,7). Cette parole attribuée à saint Jean et les récits bibliques évoqués cette année pour le Dimanche de la catéchèse nous permettent d’entrevoir le grand rêve de Dieu pour son peuple. La catéchèse proposée met ces textes en relation avec des personnalités de notre temps qui ont répondu à l’invitation du Seigneur avec grande générosité, qu’il s’agisse de Martin Luther King, de Madeleine Delbrel ou du père Pops. Ce croisement entre textes bibliques et témoins actuels permettra de réfléchir sur l’appel de Dieu pour nous, aujourd’hui. C’est le rêve que je vous souhaite et que je soutiens de ma prière.

 

Bon Dimanche de la catéchèse!

16 septembre

Frères et sœurs dans le Christ, bonjour et bienvenue à cette nouvelle année pastorale 2018-2019. Oui, la fin de l'été coïncide avec la reprise de la vie paroissiale dans toutes ses dimensions: rentrée de la catéchèse, groupes de prières, vie liturgique paroissiale.....Le thème de cette année est : Appelés par amour. Le lancement officiel de cette année est le 23 septembre à la messe de 11h à saint Gilles.

En ce 23ème dimanche B, il est important d'écouter le message de saint Jacques qui, soucieux de ramener au réel des chrétiens qui se croient en pleine mystique, alors qu'ils vivent dans l'illusion, propose un test très simple: une réflexion sur la manière dont ils accueillent ceux qui viennent dans leurs assemblées. Savons-nous voir dans les gens simples et pauvres les vrais riches de Dieu? N'est -ce pas une invitation à soigner notre façon d'accueillir nos frères et soeurs dans nos célébrations? Veillons-y!

Jésus abonde dans le même sens dans l'Évangile à travers le récit de la guérison du sourd muet. Dans cette perspective, nous pouvons comprendre que la véritable Eucharistie se traduit par une ouverture à tous les hommes.

En effet, comment rendre grâce à Dieu si nous sommes muets? Comment parler si nous n'entendons pas?  L'Eucharistie ne peut être célébrée que si nous acceptons de laisser résonner en nous la Parole divine. Alors celle-ci suscitera en nous, comme en écho, la véritable action de grâce, celle-là même qui se traduit par un comportement quotidien enfin accordé aux vraies valeurs. Un refus de cette vision de l'Eucharistie  ferait de notre action de grâce une vraie tromperie. Attention!!!!!

Bonne semaine!

Pour vous un  frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

9 septembre

23e Dimanche Ordinaire

Frère et sœurs dans le Christ, bonjour et bienvenue à cette nouvelle année pastorale 2018-2019. Oui, la fin de l'été coïncide avec la reprise de la vie paroissiale dans toutes ses dimensions: rentrée de la catéchèse, groupes de prières, vie liturgique paroissiale.....Le thème de cette année est : Appelés par amour. Le lancement officiel de cette année est le 23 septembre à la messe de 11h à saint Gilles.

En ce 23ème dimanche B, il est important d'écouter le message de saint Jacques qui, soucieux de ramener au réel des chrétiens qui se croient en pleine mystique, alors qu'ils vivent dans l'illusion, propose un test très simple: une réflexion sur la manière dont ils accueillent ceux qui viennent dans leurs assemblées. Savons-nous voir dans les gens simples et pauvres les vrais riches de Dieu? N'est -ce pas une invitation à soigner notre façon d'accueillir nos frères et soeurs dans nos célébrations? Veillons-y!

Jésus abonde dans le même sens dans l'Évangile à travers le récit de la guérison du sourd muet. Dans cette perspective, nous pouvons comprendre que la véritable Eucharistie se traduit par une ouverture à tous les hommes.

En effet, comment rendre grâce à Dieu si nous sommes muets? Comment parler si nous n'entendons pas?  L'Eucharistie ne peut être célébrée que si nous acceptons de laisser résonner en nous la Parole divine. Alors celle-ci suscitera en nous, comme en écho, la véritable action de grâce, celle-là même qui se traduit par un comportement quotidien enfin accordé aux vraies valeurs. Un refus de cette vision de l'Eucharistie  ferait de notre action de grâce une vraie tromperie. Attention!!!!!

Bonne semaine!

Pour vous un  frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU