Bienvenue sur le site de la paroisse François-de-Laval
Une paroisse, deux églises


L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. — Aristote

 
La vie de la Paroisse

Votre paroisse vous informe est distribué dans les 12,500 foyers de votre paroisse.

 

Liturgie

CÉLÉBRATION DU SACREMENT DU BAPTÊME DES PETITS-ENFANTS DANS LA COMMUNAUTÉ

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Parcours de catéchèse d'initiation à la foi chrétienne dans la Paroisse. Au cours de route, préparer la célébration de sacrements d'Initiation: le baptême, le pardon, l'eucharistie (communion) et la confirmation.

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Les calendriers pour l'année 2019-2020 des différentes parcours sont prêts!

Liturgie

Célébrations du sacrement du baptême des petits-enfants dans la communanuté.

La vie de la Paroisse

Voici les nouvelles de la Consécration de l'église St-Louis de Monfort.

 

LA PASTORALE RESPONSABLE DANS LA PAROISSE

Politique de l'Église Catholique de Montréal pour les bénévoles et les employés à l'intervention auprès des personnes vulnérables.

Hands, Old, Old Age, Elderly, Vulnerable, Care


 

LE MOT POUR LA SEMAINE

 

 

 

6 octobre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

27ème DIMANCHE ORDINAIRE C : en nous donnant la foi, tu nous as élus pour servir en ta présence!

         

La parabole du riche et du pauvre Lazare (26ème dimanche C) résonne encore dans notre esprit alors que le Seigneur nous invite aujourd'hui à ne pas fermer notre cœur, mais à écouter sa voix.

Dans la première lecture, le prophète Habacuc, dans une grande «honnêteté intellectuelle» voit le problème du mal en face et ose poser les vraies questions au sujet de la providence divine dans le gouvernement du monde. Ce sont les mêmes questions que se posent nos contemporains devant les atrocités et l'absurdité du monde présent. « Dieu serait-il mort, par hasard»? À ce cri d'angoisse de l'homme, le Seigneur répond que nous pouvons entrevoir un monde meilleur. Même s'il tarde, Dieu lui-même s'engage, sur son honneur et sur sa parole à le faire advenir à son heure.

Dans la 2ème lecture, Paul chargé d'expérience et de souffrance écrit (de sa prison) à son fils dans la foi - Timothée- pour lui laisser un genre de testament spirituel. Son message tient en 3 points: 1. «N'aie pas  peur»:  ne pas endormir le don de la foi, mais le réveiller et l'amener à son plein épanouissement. La foi au Christ nous donne la force, l'amour et le bon sens. De quoi aurions-nous peur?   2. «N'aie pas honte»:  Paul avait l'air d'un fou au regard de la société romaine parce qu'il mettait  en jeu sa carrière et sa vie au profit d'une idiotie religieuse qui parlait de résurrection et de vie éternelle. 3. « Tiens bon»:  Paul rappelle à Timothée qu'il peut compter sur la solidité de la foi reçue et qu'il a le pouvoir de la transmettre parce que l'Esprit habite en lui. Il ne faut donc pas lâcher!

L'Évangile nous plonge au cœur du mystère de la foi.  La foi non pas comme adhésion volontaire à des vérités impossibles à comprendre pour la raison humaine (cette foi est froide et partielle), mais foi comme mouvement de confiance, attitude d'abandon, sorte de saut dans les bras de Dieu.  Celle -ci consiste à renoncer à compter sur ses forces, mais il s'agit de se remettre à la promesse et à la fidélité de Dieu. Elle est toute puissante (capable de déraciner des arbres) et elle est toute servante. Il s'agit de ressembler le plus possible au Christ serviteur. La vraie foi est une grâce et non une prime d'assurance-vie-éternelle. Qu'en est-il de ta FOI?

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

 

29 septembre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

26ème DIMANCHE ORDINAIRE C : LAZARE NE VIENDRA PAS

 

 

 

La semaine a été marquée par le sommet de l'ONU sur les changements climatiques. Jeunes, chefs d'État et de gouvernements ont fait entendre leur voix et se sont interpellé. Il ne reste qu'à prier pour que ces paroles se concrétisent en des actes pour le bien de l'humanité.

C'est dans ce contexte que nous sommes conviés à entendre de nouveau l'appel à la justice par Amos, prophète de la justice et à travers la parabole du «mauvais riche» et du pauvre Lazare. Oui, dans un monde où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'élargir, cette parabole remet en question notre façon de vivre et nous invite à nous libérer de nos égoïsmes,  pour vivre dans la solidarité et le partage.

Oui, l'injustice de ce monde est flagrante. Partout la violence règne au point de penser qu'elle s'impose plus que jamais, à cause de moyens techniques à la portée de l'être humain. L'homme serait un loup pour l'autre.  Savez-vous que chacun à sa manière participe à cette œuvre de destruction? Comment? Il suffit de regarder nos rapports interpersonnels, nos rapports sociaux, politiques et économiques.

Quand survient la catastrophe, conséquence de cet état de chose, nous nous exclamons : « Si nous avions su....Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus?». Mais, nous ne voulons pas savoir. Nous méconnaissons tous les avertissements de l'histoire. Quand accepterions-nous de nous ouvrir aux appels de Jésus ? Aux appels d'un Dieu d'une autre justice !

L'Eucharistie devient alors une célébration qui doit nous arracher à notre bonne conscience.   Nous qui sommes invités gratuitement à prendre part à la table du Seigneur, comment ne pas prendre conscience de la manière dont il nous arrive de barrer aux autres l'accès à notre propre table? Il est vrai que nous trouvons toutes sortes de moyens pour ignorer notre dureté de cœur! Nous pensons que la justice relève de la communauté et non de nous! En nous approchant de l'Eucharistie, saurons-nous renoncer à nos faux-fuyants?

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

 

22 septembre

Une parole qui bouscule!

Le Dimanche annuel de la catéchèse nous rappelle l’invitation à nous laisser évangéliser par la Parole de Dieu, personnellement et en Église, de diverses manières : « il faut se former continuellement par la Parole », dit le pape François. « L’Église n’évangélise pas si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser » (EG 174). La catéchèse est au service de cette « formation par la Parole », qui peut rejoindre des personnes de tous âges et de différents horizons. Or, il arrive souvent que la Parole de Dieu nous bouscule, nous dérange et nous fait sortir de notre zone de confort. Nous en avons un exemple dans les textes bibliques proposés dans la liturgie de ce dimanche. Ils peuvent en effet nous sembler difficiles à entendre et à comprendre : il y est question d’exploitation et d’abus de pauvres par des riches, de rançon, d’argent gaspillé et trompeur, de gérant malhonnête dont on fait l’éloge parce qu’il est habile… Il y a de quoi s’interroger : comment comprendre ces textes bibliques et comment peuvent-ils éclairer notre vie ? Cette expérience d’être surpris, dérouté, ou perplexe à la lecture des textes bibliques peut être difficile à vivre. Mais elle peut aussi être l’occasion de nous mettre en chemin de foi, de vivre un passage, une conversion. C’est ce à quoi nous invite ce Dimanche de la catéchèse. Il s’agit d’accueillir les textes bibliques en s’impliquant dans une sorte de recherche, avec d’autres, de ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui. D’abord, en nous laissant questionner, étonner, surprendre par ces textes ; ensuite, en cherchant à les interpréter, à les comprendre, non seulement avec notre intelligence, mais aussi avec notre cœur et notre expérience de vie. Dans cette quête de sens, le partage et l’échange avec d’autres nous permet d’élargir nos horizons et apporte un éclairage que nous n’aurions pas trouvé par nous-mêmes. Dans nos questionnements comme dans nos tentatives d’interprétation, Dieu est présent par son Esprit Saint et il nous parle : les textes bibliques deviennent Parole vivante et agissante de Dieu pour nous, aujourd’hui ! Je vous souhaite un bon Dimanche de la catéchèse : qu’il vous donne le goût de la Parole de Dieu qui bouscule, met en marche et porte du fruit !

 

+ Noël Simard  Évêque de Valleyfield

 Président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

 

BONNE RENTRÉE PASTORALE 2019-2020 À TOUS.

15 septembre

24ème DIMANCHE ORDINAIRE C : Accueillir d'être accueilli

 

La Parole de dieu de ce dimanche nous redit que le vrai visage de Dieu se révèle dans sa miséricorde.  Oui, Dieu est miséricorde. C'est ainsi qu'il se révèle, à mesure que son visage se dégage des brumes nées de l'esprit humain.

Le récit de la révélation de Dieu aux Hébreux, au Sinaï - 1ère lecture- , souligne son opposition radicale à toutes les idoles que l'homme se fabrique en pensant se donner la sécurité.  C'est la prière de Moïse qui le conduit à pardonner à son peuple idolâtre.

Pénétré du sentiment de culpabilité, le psalmiste appelle humblement le pardon de Dieu. Celui-ci peut le sauver, lui redonner vie, le rendre enfin capable d'offrir le vrai sacrifice: un esprit brisé, ayant renoncé à toute prétention.

Dans la 2ème lecture, Paul ne cesse de méditer l'expérience fondamentale qui a bouleversé son existence.  Pénétré d'un esprit légaliste, convaincu de sa justice, il avait persécuté les chrétiens, au nom de Dieu. Mais il a un jour découvert le caractère gratuit de la miséricorde divine, en même temps que son péché. Bouleversé par ce choix unique, il est devenu propagateur de l'Évangile, la Bonne Nouvelle qui sauve.

À travers les paraboles de la brebis perdue et retrouvée ainsi que celle de deux fils, le Seigneur Jésus nous révèle aussi le vrai visage du Père: Dieu est Amour gratuit qui ne cherche qu'à faire vivre.  Il pardonne. Père aimant, il va au-devant du fils ingrat. C'est ce que ne comprenaient pas les pharisiens et le frère du pécheur, sûr de leurs droits acquis.

À la lumière de cette parole, l'Eucharistie devient un festin ouvert à tous ceux qui reconnaissent la miséricorde divine. La seule vraie façon d'y participer consiste à s'en approcher dans l'humilité d'un cœur repentant. Nous n'en sommes jamais dignes, mais nous attendons du Seigneur la parole de grâce qui nous libérera, en nous donnant de découvrir son vrai visage et chanter sa gloire et ses louanges.

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

Pour vous un frère et un pasteur : Abbé Edgar PHONGI MVUBU

 

8 SEPTEMBRE

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

« VIENS SUIS-MOI »

 

23e DIMANCHE ORDINAIRE C 

 

Après nous avoir invités à faire toute chose en toute humilité, dimanche dernier,  le Seigneur en ce 23ème dimanche nous appelle à faire un choix radical. Oui, il faut choisir!

Nous aimerions tant ne pas avoir à le faire, n'est-ce pas? Nous voudrions nous attacher à Jésus, bien sûr. Après tout il est séduisant, ses paroles sont si belles! Il promet la vie éternelle. Mais là où le bas blesse, pourquoi exige -t-il que nous renoncions à ce qui nous paraît si naturel ( père, mère, femme,  enfants, notre vie, frères et sœurs)? N'est-ce pas inhumain ce qu'il nous propose?

Alors, nous recevons ses enseignements en les adaptant :« Il faut comprendre!»  C'est ce que faisait déjà son entourage.

Mais lui insiste. Il souligne l'antinomie radicale existant entre deux mondes : celui de nos droits, de nos prétentions, de notre sécurité; celui de la gratuité pure. C'est ce monde de la gratuité qui fait vivre et exige la mort du monde de nos sécurités.

Autrement dit, sommes-nous prêts à suivre le Seigneur jusqu'à sa croix, c'est-à-dire aussi jusqu'à sa résurrection? C'est si difficile, n'est-ce pas? Parce qu'Il nous est impossible de tailler sur mesure la Parole qui sauve!

Oui, L'Eucharistie est cette rencontre totale au-delà de la mort.  Attachés au Jésus «selon la chair», les apôtres ne pouvaient accepter la perspective de sa passion et de sa mort. C'est pourtant après sa mort que, pénétrés de son Esprit, ils ont pu le rencontrer en vérité. C'est à une telle rencontre que nous invite chaque Eucharistie. Elle nous annonce, elle accomplit déjà la pleine communion avec Dieu et avec les hommes, pour tous ceux qui ont accepté de dépasser le caractère trop humain de leurs liens aux autres.

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

1 er septembre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

« VIENS SUIS-MOI »

 

22e DIMANCHE ORDINAIRE C 

 

Après des vacances méritées des uns et des autres, voici que l’année pastorale  2019-2020 ouvre ses portes en cette fin de semaine du mois de septembre.  Elle sera lancée officiellement le dimanche 22 septembre dit : Dimanche de la Catéchèse. C’est vraiment la RENTRÉE ! Et pour des gens qui commencent un nouveau cycle, la Parole de Dieu de ce dimanche tombe à pic : Revêtons-nous d’humilité.

La 1ère lecture tirée du Livre de Ben Sirac le Sage nous apprend que la sagesse aide à trouver sa juste place devant le Seigneur. Elle va avec la modestie qui, pour un croyant, est humilité.

Dans la 2ème lecture de la Lettre aux Hébreux, la grande prédication que nous y entendons oriente aujourd’hui vers le souvenir de nos commencements dans la foi. Des commencements discrets, et pourtant glorieux : nous sommes venus à l’appel de Jésus.

Quant à Jésus, à travers l’évangile de Luc, il parle de repas et de places au repas. L’idée paradoxale que Luc développe est cette réalité du Royaume de Dieu à savoir que les vraies valeurs ne sont pas celles que l’on croit, ni la meilleure place, celle qu’on se donne.

À la lumière de cette Parole de Dieu, l’Eucharistie peut être comprise comme une réalité où la gloire de Dieu se révèle dans l’humilité. Dans nos célébrations eucharistiques, nous sommes le plus souvent sensibles à ce qui n’est qu’habillage créé par l’homme. Mais la gloire de Dieu se manifeste avant tout dans l’humilité des paroles et du geste qui nous rendent présent ce don de Jésus, serviteur des hommes jusqu’à la mort.

Savons-nous reconnaître cette gloire? Saurons-nous le remercier suffisamment pour la discrétion même avec laquelle il sollicite notre réponse à son amour? Réfléchissons-y!

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE! BONNE RENTRÉE PASTORALE!

 

Pour vous un frère et un pasteur : Abbé Edgar PHONGI MVUBU

23 juin

APPELÉS PAR AMOUR

TEMPS ORDINAIRE

La grande fête de pâques finie laisse derrière elle trois grandes solennités: la Sainte Trinité, le Saint Sacrement et le Sacré Cœur de Jésus.

DIMANCHE DE LA FÊTE DU SAINT SACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

La 2ème solennité après la Pentecôte est celle du Corps et du Sang du Christ appelée aussi Fête-Dieu. Alors que l'Eucharistie est célébrée partout dans le monde, aujourd'hui, l'Église nous invite à rentrer davantage au cœur de l'Eucharistie, Don de Dieu pour la vie du monde.  L'Eucharistie, Sommet de la vie chrétienne est le signe par excellence qui nous révèle totalement Jésus. Elle est son sacrement par excellence, le Saint Sacrement.

Même si à nos yeux , il est le signe le plus banal, reconnaissons paradoxalement , qu'à l'auberge d'Emmaüs c'est celui par lequel les disciples l'ont reconnu soudain à la fraction du pain.  Mais, à travers ce geste, éclatait son hommage reconnaissant au Père, source de toute vie. Transparaissait aussi une extraordinaire ouverture à tous: de sa table, nul n'était exclu! Heureux les invités au repas du Seigneur disons-nous à chaque Eucharistie!

La 1ère lecture du livre de la Genèse nous parle de l'offrande du pain et du vin que fut Melkisédek et qui est une lointaine annonce de l'Eucharistie et du sacerdoce du Christ.  Tandis que l'épitre de Paul nous présente avec la plus ancienne attestation de la célébration du repas du seigneur par les chrétiens, le premier récit de son institution recueilli par saint Paul au printemps  de l'an 57.  L'Évangile nous relate le récit de la multiplication des pains qui a certainement préparé les disciples à recevoir la révélation du repas où Jésus se donnerait lui-même en nourriture.

L'Eucharistie est donc le signe dont nous avons à nous imprégner pour participer à la vie divine. Elle ne saurait être seulement une réalité à laquelle on «assiste» passivement ou que l'on reçoit comme garantie dans la vie. Loin de là! C'est un geste de partage, que nous avons à faire nôtre, afin que devienne nôtre l'attitude intérieure qui fut cette de Jésus lui-même.

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

16 juin

APPELÉS PAR AMOUR

TEMPS ORDINAIRE

La grande fête de pâques finie laisse derrière elle trois grandes solennités: la Sainte Trinité, le Saint Sacrement et le Sacré Cœur de Jésus.

DIMANCHE DE LA TRINITÉ: LE DIEU QUI SE RÉVÈLE ET SE DONNE

Avec les juifs et les musulmans, nous proclamons que le Dieu d'Abraham, notre père,  est l'Unique : nous croyons en un seul Dieu. Mais nous croyons aussi que Jésus Christ, le Seigneur, est le Fils de Dieu, «vrai Dieu né du vrai Dieu, de même nature que le Père», et nous croyons en l'Esprit Saint, qui est Seigneur : « avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire».

Toute la vie du chrétien, de son baptême à sa mort, est marquée du sceau de la saint Trinité. Le Père, le Fils et l'Esprit habitent en lui. Aussi les saints ont-ils vécu avec tremblement, non de crainte, mais de respect, d'amour et de joie, sous le regard du Dieu Vivant, en même temps qu'ils savaient découvrir son image en chacun de leurs frères.  La liturgie tout entière est célébrée à la gloire de la sainte trinité. C'est au Père, par le Fils dans l'Esprit, que nous offrons l'Eucharistie. Mais il est bon qu'un dimanche dans l'année nous nous arrêtons à méditer sur la révélation que Dieu a faite aux hommes d'un si grand mystère, à bénir Celui qui nous a aimés d'un si grand amour, à professer notre foi en Dieu, qui est « un seul Seigneur dans la trinité des personnes et l'unité de leur nature». (tiré du Missel dominical présenté par Pierre Jounel).

L'Eucharistie nous permet en effet d'entrer dans le mystère trinitaire. C'est le cri d'amour par lequel le Christ répond à l'amour du Père en se donnant pour ses frères et sœurs. C'est de cet échange mystérieux où l'homme est racheté que surgit l'Esprit, en lequel le Fils et le Père se reconnaissent pleinement. C'est à ce mouvement de la vie divine que le Christ nous invite à participer, en le faisant nôtre. En nous unissant vraiment à la messe, nous nous laissons saisir par le Dieu vivant, le Dieu Trinitaire.  

Nous fêtons aujourd’hui nos pères de la terre, lesquels participent à l’unique paternité de Dieu. Prions pour que le Seigneur les assiste dans leur tâche familiale et sociale et nous donne de toujours leur témoigner notre respect et notre affection filiale

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

9 juin

APPELÉS PAR AMOUR

TEMPS PASCAL : VA! QUE TON COEUR NE SE TAISE PAS

DIMANCHE DE LA PENTECÔTE-C.

UNE FORCE DANS NOTRE FAIBLESSE

Le dimanche de la Pentecôte marque la clôture de la Cinquantaine pascale. : c' est le jour de la fête. Mais, c'est surtout le jour de l'effusion du Saint -Esprit sur les Apôtres et du départ missionnaire de l'Église.

PENTECÔTE ou « cinquantième» jour.  On appelait aussi cette fête la «Fête des semaines» parce qu'elle arrivait 7 semaines (7 fois 7) après Pâques. La Pentecôte (CHAVOUOTH pour les Juifs) célèbre la fin de la moisson et le don de la Loi au Sinaï.

La Pentecôte chrétienne est vécue comme un nouveau Sinaï. On y retrouve les mêmes résonnances cosmiques : bruit- rumeur- vent- feu. Toutefois, le don de l'Esprit ne concerne pas seulement les Juifs, mais tous les peuples rassemblés à Jérusalem ce jour là.  La Parole du Ressuscité proclamée par Pierre est reçue et comprise dans n'importe quelle langue. Avec la Pentecôte, Babel meurt et l'unité est retrouvée. Prélude à une diffusion de plus en plus large de la Bonne Nouvelle, cet événement marque la naissance de l'Église missionnaire.

Par le don de l'Esprit l'Eucharistie devient pour nous « corps et sang du Christ».  En effet, considérée dans sa réalité humaine, l'Eucharistie n'est qu'un simple partage d'éléments naturels : pain et vin. C'est la présence de l'Esprit qui donne à ce partage une nouvelle dimension. Il devient participation à l'échange d'amour propre à Dieu. En célébrant la messe, prenons conscience de l'importance de notre appel à l'esprit. C'est lui qui donne son sens au pain et au vin, en le faisant  pour nous Corps et Sang du Christ. C'est lui qui nous saisit dans le mouvement d'action de grâces qui fut celui de Jésus-lui même.

Comme les Apôtres qui saisis dans la dynamique même de Dieu, ont compris la réalité de Pâques, puissions-nous cette célébration nous fasse accéder à la réalité du monde réunifié par l'amour manifesté en Jésus Christ. Puisse l'Esprit renouveler l'Église du Christ et notre monde!

BON FÊTE DE LA PENTECÔTE ET BONNE SEMAINE!

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

2 juin

 

DIMANCHE DE L'ASCENSION DU SEIGNEUR -C. SOLENNITÉ : ÉLARGIR LES HORIZONS

L'Ascension du Christ est intimement liée à sa résurrection, comme le souligne l'Évangile de Luc qui nous est proposé aujourd'hui et qui a le souci de rattacher le retour de Jésus vers son Père à l'événement pascal, en présentant la résurrection et l'ascension comme un mouvement unique, qui emporte le Seigneur dans la gloire. 

La solennité de l'Ascension célèbre un mystère, celui de l'accomplissement de la Pâques dans le Corps total du Christ, chef et membres.  En ce jour, le Christ « a fait entre notre nature avec sa faiblesse dans la gloire de Dieu», il est «monté au ciel pour nous rendre participants de sa divinité». La liturgie ne cesse de le redire en des termes où s'expriment tout à tour allégresse et action de grâce.  Mystère de gloire, l'Ascension n'est pas pour le Christ une évasion de notre condition humaine: Jésus  promis aux siens de demeurer avec eux jusqu'à la fin du monde.  De même la contemplation du ciel n'est-elle pas une évasion pour les chrétiens : si les anges rappellent aux Apôtres que le Seigneur reviendra, c'est pour les renvoyer à leurs tâches, à la mission qu'ils ont reçue de témoigner de tout ce qu'ils ont vu.

L'Eucharistie reste finalement un testament dont nous n'aurons jamais fini de dévoiler le sens. Elle a deux faces indissociables l'une de l'autre. Elle nous tourne vers Dieu et vers son Royaume à venir qu'elle annonce prophétiquement. Elle nous oriente vers nos frères, car c'est dès maintenant, en créant la fraternité humaine, que nous avons à faire surgir ce Royaume.

Oui, l'Ascension de Jésus nous indique le sens final de notre vie. Elle est appel à nous rendre présents aux hommes, nos frères, pour manifester dès maintenant, dans des œuvres concrètes, ce qui déjà germe dans l'univers: une réalité éternelle d'amour!

BON FÊTE DE L'ASCENSION DU SEIGNEUR ET BONNE SEMAINE!

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU