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Une paroisse, deux églises


Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le coeur.

— Antoine de Saint-Exupéry

 
Liturgie

Voici l'horaire de nos célébrations pour le temps des fêtes .

 

Liturgie

Les enfants baptisés au mois de novembre 2018.

La vie de la Paroisse

LA GUIGNOLÉE S'EN VIENT !

Dimanche 9 Décembre de 11h à 15h30 , salle St-Louis.

Liturgie

Célébration du baptême des petits enfants au mois de Septembre 2018.

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Lancement de l'année pastorale

Dimanche 23 septembre 2018

11h00 Église St-Gilles

Venez en famille!


 

LE MOT POUR LA SEMAINE

 

 

 

9 décembre

Avent 2018 : ensemble pour la mission

Que devons-nous faire?

3ème dimanche

Nous voici déjà au 3ème dimanche de L’Avent de l’année liturgique C. Et le chantier de la conversion se poursuit à travers la prédication de Jean Baptiste à laquelle le peuple réagit en disant : Que devons nous faire? N’est-ce pas là, le thème de l’Avent? Oui, que devons-nous faire? En effet, le baptême de conversion selon Jean suppose qu’on passe aux actes. Il demande un partage en vêtement et nourriture avec les pauvres. Apparemment simple, mais…..

Et si à côté de que faire, nous posions la question de qui sommes-nous? Autrement dit, c’est la question de faire et d’être. En effet, la publicité ne nous dit-elle pas quoi faire? Le discours politique ne nous l’assène –t-il pas ? La télévision ne le pense-t-elle pas pour nous? Les lois ne le décident-elles pas à notre place? N’entendons-nous pas dire : si vous ne savez pas quoi faire, téléphonez aux numéros tels, allez sur Google?….Oui, il y aura toujours quelqu’un pour nous dire quoi faire, mais nous seuls saurons qui nous sommes!

La conversion prêchée par Jean n’exclut personne, bien au contraire, il est universel. Aux pèlerins, chercheurs de salut, venus l’écouter, Jean ne demande pas de quitter leur métier, mais de continuer à le pratiquer en respectant la justice.

Le 3ème dimanche de l’Avent est le celui de la JOIE comme on le voit dans les lectures de ce dimanche. Le Seigneur est proche….L’espérance de sa venue nous invite à nous réjouir, à ne nous inquiéter de rien ….Déjà, il nous donne la paix qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer, qui guérit le cœur blessé, qui libère  des inquiétudes…JOIE DANS LE SEIGNEUR!

L’Avent, temps de conversion, loin de nous plonger dans des pensées d’héroïsme et des projets de vie extraordinaire, nous ramène à la vie quotidienne ordinaire.

Puisse l’Évangile du salut faire de nos vies ordinaires des vies extraordinaires!

BONNE PÉRIODE DE L’AVENT.

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

Pour vous un frère et un pasteur, Abbé Edgar PHONGI MVUBU

2 décembre

 

Avent 2018 : ensemble pour la mission

Que devons-nous faire?

L’Avent de l’année liturgique C commence aujourd’hui le 02 décembre, 1er dimanche. Ce  temps liturgique est marqué par deux caractères : préparation à Noël et attente de la seconde venue du Christ. Autrement dit l’aspect eschatologique oriente les regards vers la venue glorieuse du Christ (1er dimanche au 16 décembre) et la préparation immédiate de Noël (du 17 au 24 décembre).

C’est l’évangile de LUC qui va nous accompagner tout au long de cette année. Le message de ce 1er dimanche est : le Seigneur vient. En nous annonçant son retour, le Seigneur nous donne la consigne de rester éveillés et de prier. Saint Paul, quant à lui, nous demande de nous y préparer, en ayant ‘’ pour tous les hommes un amour de plus en plus intense’’. Dans la 1ère lecture du prophète Jérémie, c’est Noël qui est déjà annoncé, l’avènement d’un fils de David, qui naîtra comme ‘’ un germe de justice’’ et apportera le bonheur aux hommes. 

L’Eucharistie peut alors être comprise comme une célébration de l’espérance en une plénitude à venir. Saint Paul, dans sa lettre aux Corinthiens le dit en ces termes : ‘’ Chaque fois que vous mangez ce pain et buvez à cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne’’ (1Co. 11,26). Revivre la Pâques du Christ dans l’Eucharistie, c’est entrer dans une perspective d’attente joyeuse. Orientée vers l’avenir, notre vie prend sens et nous pouvons renoncer à tout ce qui n’est qu’illusoire sécurité.

BONNE PÉRIODE DE L’AVENT. BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

25 novembre

 

34 ème dimanche b : solennité du christ- roi de l’univers

 

L'année liturgique B touche s’achève, et avec elle, la méditation de l’évangile de saint Marc qui nous a été proposé tout au long de l’année.

Nous avons déjà lu la conclusion de cet évangile. Le récit de la Passion, le jour des Rameaux, s’achevait par la reconnaissance de Jésus  ‘’ Fils de Dieu’’. Cette confession était le fait  d’un centurion romain, au pied de la Croix. Ainsi était proclamée de façon paradoxale la seigneurie de Jésus. L’attente, tout humaine, d’un Christ triomphant avec puissance dans ce monde se trouvait ainsi définitivement contredite. Le Royaume  de Dieu est bien présent au milieu de nous. Mais il ne s’identifie pas à aucun pouvoir terrestre. Il est d’un autre ordre.

En utilisant un texte de saint Jean, la liturgie reprend sous une autre forme cette affirmation. Ce texte montre ce qu’est la véritable royauté du Christ. Quels sont nos désirs? Nous demandions nous au début de l’Avent. Est-ce à eux que Dieu entend donner réponse?

Oui, Dieu répond à notre espérance. Il veut créer parmi nous un monde d’amour et de paix où chaque personne trouvera sa place. Il veut nous faire vivre en plénitude. Mais cela ne vient pas comme nous le souhaitons spontanément. Le Christ est Roi, et avec lui, nous triomphons. Mais ce triomphe, celui de l’amour dominant le mal, ne nous arrache présentement ni à la difficulté, ni à l’échec, ni à la mort charnelle. Il s’affirme à travers l’épreuve.

Ce triomphe ne saurait signifier que nous devons rester passifs devant le mal. L’amour véritable ne peut que combattre cette réalité du monde qui reste l’ennemie. Mais nous savons désormais que , dans cette lutte, nous ne disposons pas d’autre arme que de l’amour lui-même. Par elle, rendons présent le Royaume dans le monde.

L’Eucharistie devient le festin marquant le triomphe définitif de l’amour-Roi. Célébration d’une mort qui se retourne en triomphe. L’amour s’est affirmé, et continue à s’affirmer, au cœur de l’histoire humaine. En communiant, nous affirmons ce triomphe. ( Le Missel Emmaüs des dimanches, DDB,1980, pp 788-791).

18 novembre

 

33 ème dimanche b : Alors on verra le Fils de l'Homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire

 

L'année liturgique B touche bientôt à sa fin. Pas étonnant que les lectures nous parlent des fins des temps. Oui, les derniers temps, avec leur part de mystère, sont évoqués par Jésus dans l'Évangile de Marc. Alors « on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées». Marc ne parle pas de jugement. Il  dit , par contre, que les élus seront rassemblés des quatre coins du monde.

La page du livre de Daniel décrit une scène de jugement et met l'accent sur le salut du peuple de Dieu, tandis que la lettre aux Hébreux affirme que par Jésus, notre grand prêtre, le pardon de Dieu nous est accordé.

L'Eucharistie devient anticipation du «Festin messianique». En effet, Jésus n'avait -il pas présenté l'institution de l'Eucharistie comme une anticipation du festin messianique, signe de la fête définitive à laquelle nous sommes conviés? Par notre participation à la messe, nous sommes invités à prendre conscience de sa signification « eschatologique» : nous sommes déjà entrés dans les «derniers temps» dont parle Jésus. L'Eucharistie est le viatique qui nous donne l'assurance de participer dès maintenant à la plénitude de la vie.

 

11 novembre

Marc 12, 38-44 :

32e dimanche du temps ordinaire (Année B)

Aujourd’hui nous retrouvons Jésus, assis dans le temple, regardant --nous dit le texte-- comment la foule mettait de l'argent...

Il est révélateur que Marc ait choisi cet épisode de l'offrande de la veuve pour terminer l'enseignement et la vie publique de Jésus. Symboliquement, par son don, la veuve de l'évangile offre bien plus que ce qu'elle a, elle offre son manque, sa vulnérabilité. Elle donne ce qu'elle est, tout simplement. En effet, cette veuve offre sa pauvreté et son manque. Elle ne met pas son superflu, son surplus, mais elle offre littéralement ce qu'il y a en bas, ses zones d'ombres, ce qu'il y a au fond d'elle-même. Le mot grec utilisé pour signifier d'où vient le don de la veuve est le mot ysteriseos, qui signifie ce qui est en bas, ses tripes, son ventre. La veuve qui met deux pièces dans le trésor, c'est comme si elle vivait un déplacement et qu'elle se dépossédait de la seule part d'égoïsme qui lui restait encore.

En effet, le centre de gravité pour un être humain est toujours son ventre, à hauteur du nombril, de son appétit. Mais lorsque nos fragilités et nos faims sont déposées, notre cœur est plus léger à offrir et voilà que nous devenons féconds. La part de peur et de fragilité au fond de nous, quand elle est déposée, nous libère et nous tire vers le haut.

Quant à nous, l'enjeu n'est pas simplement ce que nous donnons, mais plus profondément, comment nous donnons notre vie, comment nous offrons ce qui est au fond de nous et ce que nous fait vivre? C'est en effet en se débarrassant de ce qui nous tire vers le bas que nous pouvons vivre, que nous pouvons nous libérer non pas de nous-mêmes mais de ce qui nous empêche d'avancer.

Et comme pour tout don véritable ou toute décision difficile à prendre, il s'agit de trancher, de quitter le centre de gravité de notre ventre, pour rejoindre le cœur de l'être aimé et de notre prochain. Ce mouvement d'amour et de don ne peut jamais venir d'une fausse culpabilité, mais de la simple prise de conscience que c'est en se donnant que l'on se retrouve soi-même. Car c'est lorsque nous sommes émus aux entrailles que nous parvenons à donner ce que nous sommes essentiellement. C'est cela donner sa vie, c'est cela aussi aimer. Aimer quelqu'un, s'engager envers lui, partager des moments de vérité avec un être cher, ce n'est pas jouer et donner son superflu, la périphérie de son être, ses bons côtés ou ses sourires. Donner sa vie, c'est se donner tout entier, sans fard ni masque, avec ses manques et donc sa pauvreté.

Donner sa vie, c'est donc donner ses échecs et ses défauts, offrir ses deuils non cicatrisés, son passé blessé, car nous sommes toutes et tous des êtres de désir et de rêves non comblés. Mais nous sommes invités à déposer tout cela... pour vivre.

Le paradoxe du don de la vie est total. En effet, donner sa vie, c'est donner non pas ce qu'on a, mais paradoxalement ce qui ne nous appartient ultimement pas, la vie. C'est cela le don de la vie. Donner son être, comme le ventre d'une mère donne la vie, c'est découvrir que le miracle de la vie ne nous appartient pas.

Alors, ne nous enfermons pas dans notre superflu, mais retrouvons l'essentiel, pour nous donner totalement dans ce que nous sommes. Car si le superflu est parfois facile et éphémère, le don de ce que nous sommes coûte, mais il est un don véritable, au goût d'éternité.

4 novembre

31e dimanche du temps ordinaire B

Au terme de son long voyage, Jésus est enfin entré dans Jérusalem sous les vivats de la foule (et que nous célébrerons à la fête du Christ-Roi dans quelques semaines). Il s'est rendu au temple et en a chassé les vendeurs. Toute la ville se prépare à célébrer la Pâque et des caravanes amènent un flux incessant de pèlerins. La tension monte : doit-on s'attendre à une imminente révolution ? Sur l'esplanade du temple où il enseigne la foule, Jésus est successivement abordé par les différentes catégories des autorités religieuses. Prêtres, sadducéens, pharisiens le harcèlent de questions insidieuses en vue de le prendre en délit de viol de la Loi. Aujourd'hui nous écoutons le dernier interrogatoire, provoqué par un scribe qui ne semble pas du tout adversaire de Jésus

La réponse de Jésus à la question du scribe : « Quel est le premier de tous les commandements? », fait référence au passage du livre du Deutéronome (6,5) et elle revêt en effet une valeur centrale, car il s’agit de la confession solennelle de la foi que tout Israélite doit prononcer chaque jour de sa vie, au coucher et au lever (obligation encore en vigueur aujourd’hui).

Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là.

Aimer le Seigneur n’est pas un ordre arbitraire, un commandement sans explication : l’amour pour Dieu est une réponse à l’Alliance que Dieu a conclue avec Israël. La vie du peuple dépend donc de cette réponse, car le péché sera toujours d’oublier les bienfaits de Dieu pour eux et de ne plus observer sa Loi.

C’est important à noter que l’expression "Tu aimeras" est au futur : c'est dire qu'il s'agit d'un appel, d'une voie où l'on s'engage, où l'on est conduit à progresser pour aimer non un peu, de temps en temps, mais de façon radicale :

  • De tout ton cœur : ce qui désigne la personne elle-même.
  • De toute ton âme : ce qui veut dire la vie : tu devras aimer ce Dieu même s'il faut, un jour, mourir pour lui.
  • De tout ton esprit : c'est-à-dire avec ton intelligence, ta raison, ta pensée.
  • De toute ta force : donc en utilisant tout ce qui est en ton pouvoir : tes biens, tes propriétés, tes pouvoirs, ton temps, tes talents, tout ce dont tu disposes.

L'amour intégral du Dieu unique unifie l'homme, le sauve de l'idolâtrie qui le fractionne, le disperse, le déchire.

A ce 1er commandement, Jésus joint immédiatement un second, pris dans le Livre du Lévitique (19, 15). L'amour pour le Dieu transcendant est premier mais il doit s'accompagner de l'amour de l'homme : les deux dimensions sont inséparables. " Aimer Dieu seul" pourrait nous faire évader dans une piété évanescente et stérile ; "aimer le prochain seul" nous enfermerait dans une idéologie humanitaire, souvent sélective et vite limitée. Tu dois voir l'autre comme "une image de Dieu" au même titre que tu l'es toi-même - donc vivre avec lui la même relation que tu te portes, lui faire ce que tu voudrais que l'on te fasse, (ce qui sous-entend qu'il faut s'aimer soi-même - ce qui n'est pas évident !)

Le scribe marque son accord complet avec Jésus et précise même que cet amour, de cœur et en actes, a une telle préséance qu'il sera toujours supérieur aux sacrifices d'animaux et aux plus admirables liturgies célébrées au temple. Dieu le disait par le prophète Osée : " C'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices" (6, 6).

Le scribe a une juste interprétation des Écritures...mais il n'est pas "dans le Royaume" : il demeure sous l'ancien régime ("Dieu donne des lois, l'homme doit les pratiquer"). Comme quoi il ne suffit pas de connaître la lettre des commandements...et son catéchisme !

Et nous, en restons-nous à une Église d’observances (« qu’est-ce qu’il faut faire? ») ou, bouleversés par l’amour fou du Christ et poussés par le souffle de son Esprit, nous nous donnons-nous à un amour total?...

Raphaël Deviellers, op