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Une paroisse, deux églises


Les yeux sont aveugles, il faut chercher avec le coeur.

— Antoine de Saint-Exupéry

 
Liturgie

Les enfants baptisés au mois de novembre 2019

Liturgie

Célébrations du sacrement du baptême des petits-enfants dans la communanuté.

La vie de la Paroisse

Votre paroisse vous informe est distribué dans les 12,500 foyers de votre paroisse.

 

Liturgie

CÉLÉBRATION DU SACREMENT DU BAPTÊME DES PETITS-ENFANTS DANS LA COMMUNAUTÉ

Parcours de Catéchèse de la Paroisse

Parcours de catéchèse d'initiation à la foi chrétienne dans la Paroisse. Au cours de route, préparer la célébration de sacrements d'Initiation: le baptême, le pardon, l'eucharistie (communion) et la confirmation.

 

LA PASTORALE RESPONSABLE DANS LA PAROISSE

Politique de l'Église Catholique de Montréal pour les bénévoles et les employés à l'intervention auprès des personnes vulnérables.

Hands, Old, Old Age, Elderly, Vulnerable, Care


 

LE MOT POUR LA SEMAINE

 

 

 

10 NOVEMBRE

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

32ème DIMANCHE ORDINAIRE C :

 

RÉSURRECTION OU RÉINCARNATION? LA MORT ET APRÈS?

Où sont nos morts? Comment les rejoindre?  Voilà des questions que l'être humain se pose au sujet de la mort et de la vie après la mort. Chose normale! La foi en la résurrection ne fut pas spontanée en Israël. Trois textes nous éclairent  à ce sujet!

Le second livre des Maccabées appelé aussi Livre des martyrs d'Israël écrit au IIème siècle av. J-C, nous rapporte les persécutions religieuses déclenchées par les successeurs d'Alexandre le Grand contre les juifs. C'est le 1er texte de la Bible à enseigner explicitement la résurrection des justes. Comment croire en effet que des martyrs, arrachés à la vie par amour du Seigneur, pouvaient être exclus de l'accomplissement de sa promesse de pleine réussite.

Dans sa 2ème lettre l aux Thessaloniciens, Paul , après avoir rappelé quelques enseignements concernant le retour du Seigneur et la résurrection des morts, insiste sur le sens que la foi au retour glorieux du Christ donne à la vie. La vie est pleine d'espérance  joyeuse.

Jésus, dans l'évangile, répond aux Sadducéens qui tentent de discréditer l'idée de résurrection. Il répond en dénonçant leur aveuglement à toute la réalité spirituelle. L'existence nouvelle, don de Dieu, ne doit pas être pensée à partir de la vie charnelle.

L'Eucharistie est donc à comprendre comme une réalité matérielle qui s'efface pour nous introduire à la réalité spirituelle. Même si les réalités du pain et du vin demeurent , mais pour le croyant, ces réalités s effacent devant la seule réalité durable: le Christ Ressuscité nous donnant d'entrer dans la pleine communication de l'amour.

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE À TOUS!

 

3 novembre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

31ème DIMANCHE ORDINAIRE C :

 

 

La Parole de Dieu de chaque dimanche ne cesse de nous surprendre, à vrai dire: elle nous bouscule. En route vers Jérusalem, Jésus nous a montré que la vie chrétienne est exigeante : imiter l'amour de Dieu à l'égard de ceux que nous considérons comme irrécupérables; on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent; prendre le parti de Dieu, c'est prendre le parti du pauvre et de l'exclu, nous sommes des serviteurs quelconques....

Jésus nous a aussi montré des exemples des personnes sauvées: le lépreux samaritain devenu le vivant témoin du salut offert à tous, la veuve qui demande justice et qui par sa persévérance dans la prière, devient un signe de la foi vraie, le publicain retourné justifié grâce à sa prière soutenue par la pauvreté du cœur.  

Ce 31ème dimanche C nous présente un autre exemple de personne sauvée : Zachée dont l'attitude est faite d'humilité et d'accueil. 

Dans la 1ère lecture du Livre de la Sagesse, l'auteur sacré veut gagner les juifs à une toute autre idée de Dieu. Contrairement aux Grecs d'Alexandrie qui se représentaient un Créateur sévère, l'auteur sacré montre que Dieu a pitié de tous les hommes, parce qu'Il aime tout ce qui existe.

Dans sa lettre aux Thessaloniciens, Paul donne une consigne: pas de panique devant la fin du monde. Il ne faut pas se laisser déstabiliser par les prophètes de catastrophes.

L'Évangile nous parle de Zachée: personnage méprisé et méprisable qui a pourtant le désir de voir Jésus. C'est à travers ce désir que le Christ se fraye un chemin: «Zachée, descends vite, il faut que je demeure chez toi». Un épisode qui redit l'amour de prédilection de Jésus pour les pécheurs. Étrange, n'est-ce pas? Oui, ceux que nous méprisons parfois sont souvent plus prêts que nous à accueillir le Christ dans leurs vies.

Le Christ veut demeurer chez chacun (e) de nous  pour nous faire descendre de notre arbre, nous déranger et nous obliger à nous convertir pour partager notre vie d'abord avec lui, avec nos frères et sœurs en même temps.

 

C'est sa façon de refaire le monde par la manifestation de sa miséricorde.  L'Eucharistie est ce repas où Jésus s'invite chez nous. Il nous dit : « Voici, je me tiens à la porte et si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper avec lui, moi près de lui et lui près de moi»(Ap.3,20). Saurons-nous l'accueillir? saurons-nous changer de vie, en réponse à sa miséricorde?

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE À TOUS!

27 octobre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

30ème DIMANCHE ORDINAIRE C :

Entre deux types d’hommes religieux, il faut choisir

 

MOIS D'OCTOBRE 2019 :

 MOIS MISSIONNAIRE MONDIAL EXTRAORDINAIRE

Le 22 octobre 2017, à l'occasion du 91ème Dimanche missionnaire mondial, le pape François décrétait le Mois missionnaire extraordinaire. Dans son message, le pape souligne que : « Le 30 novembre 2019 aura lieu le centenaire de la promulgation de la lettre apostolique Maximum illud, par laquelle Benoît XVI a voulu donner un nouvel élan à la responsabilité missionnaire d'annoncer l'Évangile», répondant ainsi « à l'invitation permanente de Jésus : «Allez dans le monde entier et proclamez l'Évangile à toute la création» (Mc 16,15)».

Le thème proposé à notre méditation est : « Baptisés et envoyés : l'Église du Christ en mission dans le monde». Le souhait du pape est que le dimanche missionnaire soit une occasion « pour intensifier la prière-âme de toute mission, l'annonce de l'Évangile, la réflexion sur la mission et les œuvres de charité». L'Objectif est d'une part de susciter une plus grande prise de conscience de la Missio ad gentes » ( mission vers les peuples) et d'autre part, « reprendre avec un nouvel élan la transformation missionnaire de la vie et de la pastorale».

La mission  de l'Église s'accomplit donc par l'opération au moyen de laquelle, obéissant à l'ordre du Christ, et mue par la grâce de l'Esprit-Saint et la charité, elle devient un acte plénier présent à tous les hommes et à tous les peuples, pour les amener, par l'exemple de sa vie, par la prédication, par les sacrements et les autres moyens de grâce, à la foi, à la liberté, à la paix du Christ, de telle sorte qu'elle leur soit ouverte comme la voie libre et sûre pour participer pleinement au mystère du Christ ( AG, 5).

Cet appel rentre aussi dans la vision de notre archevêque qui nous invite à travailler d'arrache pied au chantier diocésain de la Mission sous ces termes : Ensemble, à l'écoute!  Écouter les joies et les peines, les tristesses et les angoisses de nos communautés et de nos milieux de vie.

Ce dimanche, Sainte Marguerite d'Youville, précurseure  de la mission sociale est la grande figure missionnaire retenue. Sainte Marguerite d'Youville,  prie pour nous!

 

Continuons à prier avec Marie en ce mois d'Octobre qui touche bientôt à sa fin!

 

20 octobre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

28ème DIMANCHE ORDINAIRE C :

La Parole divine fait éclater les particularismes

         

Notre année pastorale s'ouvrait sous le thème :«Une parole qui bouscule», c'est-à-dire qui dérange, qui nous rejoint, qui transforme et nous améliore. C'est Jésus, Parole de Dieu faite chair comme le dit si bien saint Jean dans le Prologue: Au commençait était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu» ( Jn 1,1-2). Les miracles de Jésus ne sont rien d'autre que le Verbe fait chair en acte parmi nous.

La Parole de Dieu de ce dimanche nous aide à comprendre que la Parole guérit à travers la guérison du lépreux Naaman, que la Parole de Dieu  est sûre dans la lettre de Paul à Timothée et que la Parole de Dieu sauve à travers la guérison des lépreux dont parle l'Évangile.

Seulement, il nous arrive de vouloir nous approprier cette Parole divine, voulant qu'elle soit taillée à notre mesure, qu'elle fasse notre volonté. Nous voulons l'enchaîner à notre légalisme. Cette mentalité est signe que nous la méconnaissons.

La Parole de Dieu est liberté, gratuité. Elle est offerte à tous, elle annonce l'amour  partagé entre tous. Elle fait éclater les frontières et résonne aux oreilles de ceux qui nous paraissent les plus éloignés.  À nous de découvrir son caractère merveilleux!

«Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé.» dit Jésus au lépreux guéri venu lui rendre grâce.  Cette parole nous fait comprendre que la Parole de Dieu doit être reçue dans un cœur humble et docile, et être gardée fermement au milieu de toutes les difficultés. Alors elle est puissante et elle sauve.

C'est dans le contexte du mois missionnaire mondial extraordinaire que nous, baptisés,  devons entendre cet appel pressant que bien annoncer la Parole est une responsabilité très grande devant Dieu, puisque c'est par elle  qu'il veut sauver les hommes et les femmes de notre temps.  Mais l'accueillir avec joie et action de grâce est aussi une autre grande responsabilité.

L'Eucharistie - véritable action de grâce à Dieu- sera alors ce repas où les hommes de toutes origines peuvent manger à la même table. Parce qu'ils ont découvert le caractère gratuit de l'amour divin. Rien n'est plus opposé à l'Esprit divin que l'exclusivisme spontané par lequel nous rejetons ceux que nous considérons comme étrangers et pécheurs!

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

13 octobre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

27ème DIMANCHE ORDINAIRE C : en nous donnant la foi, tu nous as élus pour servir en ta présence!

         

La parabole du riche et du pauvre Lazare (26ème dimanche C) résonne encore dans notre esprit alors que le Seigneur nous invite aujourd'hui à ne pas fermer notre cœur, mais à écouter sa voix.

Dans la première lecture, le prophète Habacuc, dans une grande «honnêteté intellectuelle» voit le problème du mal en face et ose poser les vraies questions au sujet de la providence divine dans le gouvernement du monde. Ce sont les mêmes questions que se posent nos contemporains devant les atrocités et l'absurdité du monde présent. « Dieu serait-il mort, par hasard»? À ce cri d'angoisse de l'homme, le Seigneur répond que nous pouvons entrevoir un monde meilleur. Même s'il tarde, Dieu lui-même s'engage, sur son honneur et sur sa parole à le faire advenir à son heure.

Dans la 2ème lecture, Paul chargé d'expérience et de souffrance écrit (de sa prison) à son fils dans la foi - Timothée- pour lui laisser un genre de testament spirituel. Son message tient en 3 points: 1. «N'aie pas  peur»:  ne pas endormir le don de la foi, mais le réveiller et l'amener à son plein épanouissement. La foi au Christ nous donne la force, l'amour et le bon sens. De quoi aurions-nous peur?   2. «N'aie pas honte»:  Paul avait l'air d'un fou au regard de la société romaine parce qu'il mettait  en jeu sa carrière et sa vie au profit d'une idiotie religieuse qui parlait de résurrection et de vie éternelle. 3. « Tiens bon»:  Paul rappelle à Timothée qu'il peut compter sur la solidité de la foi reçue et qu'il a le pouvoir de la transmettre parce que l'Esprit habite en lui. Il ne faut donc pas lâcher!

L'Évangile nous plonge au cœur du mystère de la foi.  La foi non pas comme adhésion volontaire à des vérités impossibles à comprendre pour la raison humaine (cette foi est froide et partielle), mais foi comme mouvement de confiance, attitude d'abandon, sorte de saut dans les bras de Dieu.  Celle -ci consiste à renoncer à compter sur ses forces, mais il s'agit de se remettre à la promesse et à la fidélité de Dieu. Elle est toute puissante (capable de déraciner des arbres) et elle est toute servante. Il s'agit de ressembler le plus possible au Christ serviteur. La vraie foi est une grâce et non une prime d'assurance-vie-éternelle. Qu'en est-il de ta FOI?

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

 

6 octobre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

27ème DIMANCHE ORDINAIRE C : en nous donnant la foi, tu nous as élus pour servir en ta présence!

         

La parabole du riche et du pauvre Lazare (26ème dimanche C) résonne encore dans notre esprit alors que le Seigneur nous invite aujourd'hui à ne pas fermer notre cœur, mais à écouter sa voix.

Dans la première lecture, le prophète Habacuc, dans une grande «honnêteté intellectuelle» voit le problème du mal en face et ose poser les vraies questions au sujet de la providence divine dans le gouvernement du monde. Ce sont les mêmes questions que se posent nos contemporains devant les atrocités et l'absurdité du monde présent. « Dieu serait-il mort, par hasard»? À ce cri d'angoisse de l'homme, le Seigneur répond que nous pouvons entrevoir un monde meilleur. Même s'il tarde, Dieu lui-même s'engage, sur son honneur et sur sa parole à le faire advenir à son heure.

Dans la 2ème lecture, Paul chargé d'expérience et de souffrance écrit (de sa prison) à son fils dans la foi - Timothée- pour lui laisser un genre de testament spirituel. Son message tient en 3 points: 1. «N'aie pas  peur»:  ne pas endormir le don de la foi, mais le réveiller et l'amener à son plein épanouissement. La foi au Christ nous donne la force, l'amour et le bon sens. De quoi aurions-nous peur?   2. «N'aie pas honte»:  Paul avait l'air d'un fou au regard de la société romaine parce qu'il mettait  en jeu sa carrière et sa vie au profit d'une idiotie religieuse qui parlait de résurrection et de vie éternelle. 3. « Tiens bon»:  Paul rappelle à Timothée qu'il peut compter sur la solidité de la foi reçue et qu'il a le pouvoir de la transmettre parce que l'Esprit habite en lui. Il ne faut donc pas lâcher!

L'Évangile nous plonge au cœur du mystère de la foi.  La foi non pas comme adhésion volontaire à des vérités impossibles à comprendre pour la raison humaine (cette foi est froide et partielle), mais foi comme mouvement de confiance, attitude d'abandon, sorte de saut dans les bras de Dieu.  Celle -ci consiste à renoncer à compter sur ses forces, mais il s'agit de se remettre à la promesse et à la fidélité de Dieu. Elle est toute puissante (capable de déraciner des arbres) et elle est toute servante. Il s'agit de ressembler le plus possible au Christ serviteur. La vraie foi est une grâce et non une prime d'assurance-vie-éternelle. Qu'en est-il de ta FOI?

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

 

29 septembre

UNE PAROLE QUI BOUSCULE

 

26ème DIMANCHE ORDINAIRE C : LAZARE NE VIENDRA PAS

 

 

 

La semaine a été marquée par le sommet de l'ONU sur les changements climatiques. Jeunes, chefs d'État et de gouvernements ont fait entendre leur voix et se sont interpellé. Il ne reste qu'à prier pour que ces paroles se concrétisent en des actes pour le bien de l'humanité.

C'est dans ce contexte que nous sommes conviés à entendre de nouveau l'appel à la justice par Amos, prophète de la justice et à travers la parabole du «mauvais riche» et du pauvre Lazare. Oui, dans un monde où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'élargir, cette parabole remet en question notre façon de vivre et nous invite à nous libérer de nos égoïsmes,  pour vivre dans la solidarité et le partage.

Oui, l'injustice de ce monde est flagrante. Partout la violence règne au point de penser qu'elle s'impose plus que jamais, à cause de moyens techniques à la portée de l'être humain. L'homme serait un loup pour l'autre.  Savez-vous que chacun à sa manière participe à cette œuvre de destruction? Comment? Il suffit de regarder nos rapports interpersonnels, nos rapports sociaux, politiques et économiques.

Quand survient la catastrophe, conséquence de cet état de chose, nous nous exclamons : « Si nous avions su....Pourquoi ne nous a-t-on pas prévenus?». Mais, nous ne voulons pas savoir. Nous méconnaissons tous les avertissements de l'histoire. Quand accepterions-nous de nous ouvrir aux appels de Jésus ? Aux appels d'un Dieu d'une autre justice !

L'Eucharistie devient alors une célébration qui doit nous arracher à notre bonne conscience.   Nous qui sommes invités gratuitement à prendre part à la table du Seigneur, comment ne pas prendre conscience de la manière dont il nous arrive de barrer aux autres l'accès à notre propre table? Il est vrai que nous trouvons toutes sortes de moyens pour ignorer notre dureté de cœur! Nous pensons que la justice relève de la communauté et non de nous! En nous approchant de l'Eucharistie, saurons-nous renoncer à nos faux-fuyants?

 

BON DIMANCHE ET BONNE SEMAINE!

 

Pour vous un frère et un pasteur, Edgar PHONGI MVUBU

 

 

22 septembre

Une parole qui bouscule!

Le Dimanche annuel de la catéchèse nous rappelle l’invitation à nous laisser évangéliser par la Parole de Dieu, personnellement et en Église, de diverses manières : « il faut se former continuellement par la Parole », dit le pape François. « L’Église n’évangélise pas si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser » (EG 174). La catéchèse est au service de cette « formation par la Parole », qui peut rejoindre des personnes de tous âges et de différents horizons. Or, il arrive souvent que la Parole de Dieu nous bouscule, nous dérange et nous fait sortir de notre zone de confort. Nous en avons un exemple dans les textes bibliques proposés dans la liturgie de ce dimanche. Ils peuvent en effet nous sembler difficiles à entendre et à comprendre : il y est question d’exploitation et d’abus de pauvres par des riches, de rançon, d’argent gaspillé et trompeur, de gérant malhonnête dont on fait l’éloge parce qu’il est habile… Il y a de quoi s’interroger : comment comprendre ces textes bibliques et comment peuvent-ils éclairer notre vie ? Cette expérience d’être surpris, dérouté, ou perplexe à la lecture des textes bibliques peut être difficile à vivre. Mais elle peut aussi être l’occasion de nous mettre en chemin de foi, de vivre un passage, une conversion. C’est ce à quoi nous invite ce Dimanche de la catéchèse. Il s’agit d’accueillir les textes bibliques en s’impliquant dans une sorte de recherche, avec d’autres, de ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui. D’abord, en nous laissant questionner, étonner, surprendre par ces textes ; ensuite, en cherchant à les interpréter, à les comprendre, non seulement avec notre intelligence, mais aussi avec notre cœur et notre expérience de vie. Dans cette quête de sens, le partage et l’échange avec d’autres nous permet d’élargir nos horizons et apporte un éclairage que nous n’aurions pas trouvé par nous-mêmes. Dans nos questionnements comme dans nos tentatives d’interprétation, Dieu est présent par son Esprit Saint et il nous parle : les textes bibliques deviennent Parole vivante et agissante de Dieu pour nous, aujourd’hui ! Je vous souhaite un bon Dimanche de la catéchèse : qu’il vous donne le goût de la Parole de Dieu qui bouscule, met en marche et porte du fruit !

 

+ Noël Simard  Évêque de Valleyfield

 Président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec

 

BONNE RENTRÉE PASTORALE 2019-2020 À TOUS.