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LA SEMAINE SAINTE DANS LA PAROISSE

Publié le : 2019-04-01 a 13h00 | Catégorie : Liturgie, La vie de la Paroisse

Célébrations liturgiques des jours saints

 

Une semaine avant la Pâque juive, Jésus entre à Jérusalem monté sur un petit âne. La foule coupe des rameaux aux arbres et acclame Jésus en criant : Hosanna, gloire au fils de David ! Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur ! Le palmier était considéré comme sacré. Des motifs en ornaient le Temple et certaines synagogues. La foule avait l’habitude d’agiter les rameaux pour exprimer sa joie lors de la fête des Tentes ou pour accueillir un chef victorieux. Jésus était considéré comme un grand prophète, pour plusieurs gens comme le Messie attendu ! Ce passage biblique s’appelle « L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem » et nous la célébrons le dimanche des Rameaux (14 avril à 11h à l’église St-Gilles et 9h30 à l'église St-Louis) en faisant mémoire aussi de la Passion du Seigneur.

 

 

Jésus célèbre la Pâque avec ses disciples. Jésus a envoyé quelques disciples réserver une salle pour cette grande fête. La fête de Pâque commémore la libération du peuple hébreu. Lors de la sortie d’Égypte, chaque famille devait, au coucher du soleil, tuer un agneau et le faire rôtir. Au cours du repas, le père de famille raconte la sortie d’Égypte de sorte que chaque convive peut revivre l’événement à sa façon. Un enfant introduit le récit en demandant : « Pourquoi cette nuit est-elle différente des autres nuits »? Cette nuit-là, et pendant les sept jours de la Pâque, les familles juives ne mangent que du pain sans levain. Mais au cours de ce repas de la pâque juive, Jésus rassure les disciples et leur promet la venue de l’Esprit. Avant de s’asseoir à table, Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Pierre était mal à l’aise. Jésus lui a fait comprendre quelque chose d’important : « Je veux être au service des autres. Je veux prendre soin des autres ». Pendant le repas, Jésus a pris du pain, l’a béni et l’a rompu. Il en a donné à ses disciples, en disant : « Prenez et mangez-en tous. Ceci est mon corps ». Ensuite, Jésus a pris une coupe de vin et a remercié Dieu. Il en a donné à ses disciples en leur disant : « Prenez et buvez-en tous. Ceci est la coupe de mon sang. Le sang, c’est ma vie que je donne par amour. Faites cela en mémoire de moi ». On l’appelle « la dernière Cène » et nous en faisons mémoire de façon spéciale le Jeudi Saint (18 avril à 20h00 à l’église St-Gilles) !

 

Après le repas, Jésus se retire au jardin de Gethsémani avec trois de ses disciples. Il prie son Père et se montre très humain : il éprouve de la tristesse et a besoin de la compagnie des autres. Il souhaite ne pas vivre ce qu’il voit venir. Sa douleur est réelle. Les soldats arrivent pour l’arrêter et le conduire chez Caïphe. Ce grand-prêtre, qui présidait le sanhédrin, conseille de condamner Jésus à mort de façon à préserver la paix publique. Jésus est mort sur la croix. Il a donné sa vie. Il a donné son corps et son sang. Il a aimé tout le monde. La mission de Jésus se trouve ainsi confirmée : Jésus est venu manifester l’amour de Dieu aux petits et aux pécheurs. Voilà la ligne de méditation au cours de la célébration du Vendredi Saint (Office liturgique le 19 avril à 15h à l’église St-Louis), et de la méditation du Chemin de la croix (20h à l’église St-Louis).

 

Le troisième jour après la mort de Jésus, les femmes se rendent au tombeau pour embaumer son corps comme le voulait la coutume. En arrivant, elles voient que le tombeau est vide. Quelqu’un aurait-il volé son corps ? Un ange, un messager de Dieu leur dit que Jésus est en Galilée. Ce récit, écrit quelques années après la Résurrection, montre que les disciples ont peu à peu compris que Jésus est encore vivant, mais d’une autre manière. Ils font l’expérience de la présence nouvelle de Jésus. Jésus fait l’expérience de la mort afin que nous puissions faire l’expérience de la vie ! Maintenant, ce passage de la mort à la vie de Jésus devient la fête de Pâques chrétienne, laquelle est la plus importante des fêtes chrétiennes, car elle célèbre la résurrection de Jésus, sa victoire sur la mort. Elle est le cœur même de la foi chrétienne. Chaque dimanche, on célèbre ce passage de la mort à la vie. Nous le célébrons à la Veillée Pascale, le Samedi Saint (20 mars à 20h à l’église St-Gilles) qui se prolonge au dimanche de Pâques !

 

 

Cette année, les célébrations du dimanche de Pâques auront lieu le 21 avril à 9h30 à l’église St-Louis et à 11h à l’église St-Gilles. La mort de Jésus est un événement accessible à l’histoire. L’endroit où il a été exécuté peut être localisé et les raisons de sa condamnation sont connues. Sur le plan religieux, on l’accuse de s’être déclaré « Fils de Dieu ». En revanche, la Résurrection est un événement qui échappe à l’histoire. Il n’y a que deux indices : le tombeau vide et les témoignages des croyants. La Résurrection « permet au croyant de vivre sa foi au présent, de croire dans l’action du Christ aujourd’hui, capable de transformer la vie, de colorer toutes les attitudes humaines ». La lumière évoque la joie de la Résurrection. Jésus est la Lumière du monde. Il éclaire le sens de la vie et lui donne sa profondeur. Dans l’église, le cierge pascal rappelle que Jésus est l’alpha et l’oméga, c’est-à-dire le commencement et la fin de tout ce qui existe